Bonjour à vous chers lectrices et lecteurs! Il s’est passé trop de temps depuis le premier article! Vous m’excuserez, j’étais aux prises avec un déménagement, des enfants et une vie à vivre! J’en ai également profité pour réfléchir sur le contenu de ce blogue. Plein de choses me viennent en tête et je sens qu’un plan, un cadre ne me ferait pas de tort!
Alors, quoi de neuf docteur?
Voilà que depuis la fête des Patriotes, fin mai 2015, notre équipe se fraye un sentier, c’est le cas de le dire, à travers un ancien verger patrimonial situé sur le bord de l’autoroute 10 à Eastman, dans les Cantons de l’est. Il y a deux boucles à construire qui rejoindront un sentier existant. En gros, une ligne de balises à suivre à travers les bois et les milieux humides (lire trous de bouette!).
Voici les adresses de site web des deux organismes pour lesquels nous travaillons:
http://www.missisquoinord.com/
https://www.lessentiersdelestrie.qc.ca
Notre équipe compte cinq personnes. Il y a Rocky, notre chef d’équipe, Francis le biologiste, Matthew le jovial bûcheron, Nicholas le Pompier forestier et moi, Sébastien. Des fois, notre bien-aimé patron Jean, sort de son bureau et vient nous voir pour constater l’avancement des travaux. En général, il est bien content de notre travail!
J’aime beaucoup l’ambiance qui règne parmi nous. C’est jovial, rigolo, moqueur, tannant mais pas méchant du tout! Il m’arrive souvent de trouver que je suis chanceux d’être tombé sur une gang aussi trippante et vaillante que celle que nous avons.
Notre équipe! De gauche à droite: Nicholas, Rocky, Jean, Matthew, Francis et Sébastien.
Pour faire du bon travail en construction de sentiers, on se doit de mettre son égo de côté et de penser en fonction de l’équipe et non au plan individuel. En travaillant sans aucune machine, on se retrouve à avoir souvent besoin d’une paire de bras d’extra pour soulever des roches et enlever des souches!
Et ce titre? Il va pleuvoir encore! D’où ça sort? Ben, au cas où vous ne l’auriez pas remarqué, c’est qu’il pleut beaucoup depuis le début de la saison! Ce qui a pour effet de compliquer le travail du Trailbuilder. Les outils deviennent lourds et glissants. La boue colle sur nos bottes comme une seconde peau. La terre est lourde et devient difficile à manipuler. L’imperméabilité de nos vêtements est mise à rude épreuve. Nos laveuses à linge et calorifères se font aller joyeusement pour laver et sécher le tout! Il fait plutôt frais (même froid), environ 10 à 15 Celsius. J’ai mis mon haut de combinaison d’hiver encore la semaine dernière, début juillet. Bon, remarquez que je chiale mais, quand il va faire 30 Celsius, je vais sûrement dire qu’il fait trop chaud!!! On y reviendra sur la relation que l’humain a avec la météo!

Tout ça pour dire que la pluie, la boue c’est drôle pendant un temps (1 journée!) ensuite, ça devient dur sur le moral de l’équipe et on doit se relever les manches et faire abstraction de nos pieds mouillés et des vêtements pleins de boue. Il faut se concentrer sur le travail à effectuer et garder le cap sur notre objectif.
On compte beaucoup sur l’humour et les chansons pour s’en sortir! On finit par faire des parodies de chansons comme « All you Need is Love » des Beatles devient soudainement « All you Need is Mud ». On chante aussi des pièces comme « Y mouillera pus pantoute pantoute, y mouillera pus pantoute, la compagnie des parapluies est virée en banqueroute! » ou encore « Sous la pluie » des Vilains Pingouins! Bref, on a pas le temps de se laisser aller à la dérive! On a la chance de compter dans notre sac, le groupe américain Primus http://primusville.com/splash/ qui arrive à point avec leur pièce « My Name is Mud »! En voici un extrait: https://www.youtube.com/watch?v=953PkxFNiko

On en profite alors pour faire des ponts en « splitbeam », construire des marches en talus, enrochements, rigoles etc…


Lorsque l’on construit un sentier, l’eau est l’ennemi public numéro un. On doit veiller à la faire sortir du sentier (en inclinant le sentier de 5% vers l’extérieur), à prévoir des cuvettes d’évacuation, à construire des rigoles lorsque le volume d’eau est trop élevé. On doit aussi penser comme si nous étions une goutte d’eau et s.imaginer le chemin qu’elle prendrait. Il faut évaluer et construire les sorties d’eau en fonction du terrain, de la pente et des saisons. Le volume d’eau ne sera pas pareil à la fonte des neiges qu’après un orage en plein été.

Et la pluie qui nous assaille depuis le début de la saison nous permet de vérifier si ce que nous avons construit tient la route. Il semble bien que oui! C’est toujours un bon feeling de voir que notre travail a été fait correctement!!!

Voilà pour aujourd’hui! Je reviendrai bientôt, ça sera moins long qu’entre les deux derniers posts, c’est promis!!! Je vais aussi mettre des trucs de vélo de montagne, il y a un monde de choses que j’ai envie de vous partager! Si vous avez envie de commenter, de partager, gênez-vous pas! Merci de me lire!
On a aussi une page Facebook: https://www.facebook.com/Unesaisoncommetrailbuilder?fref=ts
Sébastien Boismenu

Mon Pote tu manies la mine aussi bien que la barre!!!
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Merci Nick! Je te retourne le compliment! C’est inspirant de travailler avec une bonne équipe!
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Malade comme expérience de travail et de vie! C’est vraiment cool de lire ça! Merci encore 😬
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Ça fait plaisir! Merci Marie-Elaine!
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Je sens que tu es vraiment heureux dans ce travail, malgré toutes les intempéries de cette saison. Lâche-pas Sébastien.
Lise
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Merci M’man! C’est super apprécié!
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