27 janvier 2019
Petite neige du dimanche après-midi, toute légère, qui transporte avec elle son lot d’espoir. La tempête de la semaine dernière a rassasié le rider en manque de sensation de flottement, de connexion avec la vie, les amis, le bois et sa planche. Petite neige pleine d’espoir que tout se place, que l’équilibre cosmique s’ajuste ou quelque chose du genre. En fait, il n’en est rien, car rien n’est immuable ni parfait en ce moment, et cela sera toujours ainsi. J’embrasse ma réalité, ma synchronicité. Cet espace temps qui est le mien. Si cette synchronicité est aussi la tienne, on se croisera et on repartira de là. La neige tombe avec ardeur, balayée de toutes parts par le vent, mais toujours aussi légère. De gros flocons qui s’accumulent sur le balcon de mon appartement. Je souhaite que cela n’arrête jamais, comme l’amour que j’ai envie de donner et de ressentir. J’ai dans la tête la chanson « Drive » d’Incubus. « Whatever tomorrow brings, i’ll be there with open arms and open eyes ». Je n’attends pas la suite, je la crée. Lorsque tu ne fais rien, il ne se passe rien.
https://www.youtube.com/watch?v=fgT9zGkiLig
(Je ne possède pas les droits de cette chanson)
4 février 2019
Une semaine plus tard, ça sent le chien mouillé à la grandeur de la ville, car il pleut. On ne se le cachera pas, ça fait au moins dix ans qu’en Estrie les tempêtes de neige sont régulièrement suivies par des épisodes plus ou moins longs de pluie. Les changements climatiques ne sont plus un mythe, hormis pour quelques obstinés. Heureusement qu’au sud, vers Jay, le Jay Cloud fait office de délivrance. Je ne chialerai pas trop quand même, car cette année, il y a plus de neige au sol que les autres années et j’ai ridé de la poudreuse de rêve au mois de novembre.

Un autre spot de poudreuse secret! Je t’y amène?
Là où je veux en venir, c est qu’avec le temps, si tu ne rides pas la neige quand elle tombe, tu risques de te retrouver le bec à l’eau. D’où l’importance de vivre le moment présent et d’en profiter. La poudreuse légère est une expérience inoubliable et hautement addictive! Une de celles qui donne le goût de caller malade et de prendre congé! Depuis que je connais ça, je ne peux m’en passer. Et les fois où je m’en passe, je suis de mauvaise compagnie et de mauvaise humeur. En plus, j’ai des nœuds dans l’estomac de ne pas pouvoir en profiter. Je n’ai qu’une seule idée en tête, c’est de finir ma job pour aller rider. Ride more work less…c’est une bonne idée; je l’applique quand ça se met en place.
14 février 2019 (St-Valentin I know)
Drôle de vie, drôle de monde. C’est plein d’absurdité, de non-sens et d’affaires qui marchent tout croche partout sur la planète. Je me demande si les conversations sous le plus vieil arbre de Magog ont encore une signification? Les rencontres avec la Vie et le Hasard fonctionnent-elles encore? Des fois, tu y penses tellement fort que tu te crées des attentes. Des fois, tu as envie de deviner ou de devancer si ça va marcher. Timing is everything qu’on dit. Synchronicity, j’ai envie d’une bonne amoureuse sur mon chemin. J’aime ça rider seul sauf que ça a ses limites. J’aimerais bien te le partager et que tu sois là pour qu’on puisse s’épater et se courir après dans la neige et le bois. C’est drôle, j’ai pensé que c’était toi et que ça marcherait. Là, je suis décu. Ou bien je suis trop vite, j’suis comme l’internet et je veux que tout se fasse là! Maintenant, instantanément. J’en oublie que les arbres ont leur propre rythme qui est nécessairement plus lent que le mien. Et si c’était question que l’idée fasse son chemin. Ça prend le temps que ça prend…
N’empêche que je suis retourné le voir cet arbre. Il ne m’a pas plus parlé. J’ai mis mes bras et ma face contre lui et j’ai fermé les yeux en tentant de mettre de côté ce qui me tracasse. Parce que, pour vrai, j’en ai un peu plein les baskets et je cherche à garder la tête hors de l’eau. Son contact m’apaise et me fait du bien. Après un certain temps, je relève la tête et scrute pour voir si personne ne me voit en grande conversation avec l’être de la forêt! Je reprends mon chemin et file sur mes patins jusqu’à l’autre bout du sentier.

15 février 2019
Aujourd’hui, je passe la journée avec ma fille Violette. Elle part en voyage pour 3 semaines. On va se manquer l’un et l’autre. Donc, on en profite pour passer du bon temps ensemble. Et c’est pas mal réussi. Je l’ai aidée à monter son blogue pour le voyage. Je la trouve hot ma fille de faire ça, d’avoir autant d’idées et de projets et de trouver le moyen de les réaliser.
On a fini par se ramasser au Secret powder stash pour profiter de la tempête de mercredi. Elle en traîneau et moi avec ma planche. On s’est fait un jump dans la pente à 30-35 degrés et on s’est amusés. 10 secondes de glisse et quelques minutes pour monter. Descendre, monter, recommencer! Un bon moment à se jaser et à se coller dans la neige. La neige était légère comme un rêve. Je crois que je vais ranger ce moment comme il faut dans ma mémoire. C’est précieux ces instants. 2 heures plus tard, on a callé une poutine chez Paul, toujours une valeur sûre!

J’apprécie ces moments-là; ça n’arrive pas souvent. Pas autant que je voudrais. J’ai bien du fun avec Violette. Même si je n’écris pas beaucoup sur « Râteau Vélo Stylo » ces temps-ci, j’ai d’autres projets d’écriture. Un de ces projets est une histoire de Gnomes et je lui lis l’histoire et elle me donne son avis et fait des suggestions. Elle ajoute même des bouts d’histoire. Je me sens privilégié de pouvoir partager ça avec elle. Ça me drive et me donne le goût de continuer d’écrire.
24 février 2019
La vie est intense ces jours-ci. Et pas toujours agréable. En ces temps-là, je prends ma planche et me garroche à la montagne la plus proche pour y rider avec aplomb tout ce qui se trouve devant moi. C’est ma thérapie, ma méditation. Le seul objectif est de monter et de descendre, d’enfiler les virages, de repousser mes limites, de sauter, de tomber, de me relever et de recommencer. Je prends la neige qui est là, poudreuse, durcie, glace, roche, souche, et j’apprécie de pouvoir profiter de ce moment. C’est ce que j’ai fait hier avant d’aller travailler. Un après-midi au soleil sur ma planche m’a fait le plus grand bien.

Le lac Memphré au coucher du soleil.
Et pis quoi d’autres mon Séb?
Dans un autre ordre d’idée, j’ai décidé de me gâter et d’aller rider dans l’ouest à la fin mars. Je n’y suis jamais allé. Je vais m’arrêter à Banff, Revelstoke et Vancouver par la suite. Ce feeling de partir en voyage , seul, avec mon pack sac et ma planche, je l’aime bien. C’est seulement deux semaines, mais, ça va être le fun! Ça sera une bonne occasion de vous écrire de là-bas et de prendre des photos, de rider du nouveau terrain, de rencontrer du nouveau monde et de voir si les Rocheuses sont une bonne raison d’aimer le Canada! Encore un mois et ça y est. Ça va faire du bien de se changer les idées. En plus, je vais passer du temps avec mon cousin à chiller à Vancouver!

Détrompez vous! Ce n’est pas l’Ouest mais bien l’Est!
Je vous rappelle amicalement qu’il me reste encore des livres et des stickers, une bonne cinquantaine! Il y en a déjà plus de 150 de vendus! Quand même très bien pour un projet personnel et il y a encore plein de gens que je connais qui ne l’ont pas! Attendez pas que je fasse une liste! Faites-moi signe et je vous dédicace ça et vous aurez de la belle lecture en échange!
D’ici là, bon bike, bonne glisse et amusez-vous!
Sébastien
