Quelque part au pays de la mouche folle, entre le mois de mai et le mois d’août 2018, à la frontière de la 4e dimension et de l’union soviétique…

La saison de sentier est repartie de plus belle depuis déjà 6 semaines. Et elle semble plutôt vouloir courir aussi vite qu’un sprinter, mais sur la distance d’un marathon. Ayoye! Les rotules! On travaille beaucoup, et c’est pourquoi je n’ai pas écrit depuis un bout. J’ai envie de vivre avec notre équipe et de partager du temps avec elle.

Présentement, j’écris de ma chambre de motel à Portneuf. Nous sommes sur le point de terminer un gros projet qui comprend un bike park de fou dans les roches, un sentier pédestre, une pumptrack et des sentiers de vélo pleins de bermes, de fluidité et de roches! De la patate de Portneuf, en veux‑tu, en voilà!

Un trottoir de roche dans l’Aurore 2? Pourquoi pas!

On est allés faire notre tour à la Vallée Bras du Nord où nous avons essuyé un festival de ponts (62, je pense) lors de la finition de l’Aurore 2. Cette nouvelle piste, que j’ai hâte de monter pour ensuite descendre, permettra de rejoindre la Boréale 2. Et après, la Boréale 1; 3 km de descente! Une chance qu’on n’a pas les montagnes de l’ouest! L’équipe s’est affairée à la finition de la « Grande Ourse » (2,7 km de sentiers, dont un gros pont de 70 pieds et un gros enrochement de la part de l’équipe de réinsertion de la Vallée.) Ajoutez à cela, un sentier pédestre de 800 m à St‑Malo, 6 stagiaires et plein de nouveaux collègues.

« Un début de saison effréné, dites-vous?» C’est bien mon avis. Les journées passent vite. Le soir arrive, on prend une bière, on mange, on jase de la journée. On prépare la suivante. Et c’est pas mal l’heure de se coucher, car le réveil matin sonne tôt!

N’empêche que ce qui compte est présent : des collègues animés de leur passion, qui veulent donner le meilleur d’eux mêmes. C’est un bon feeling de se voir la première journée et de se retrouver. Par la suite, on embarque dans nos projets en apprenant à se connaître et à travailler ensemble. Je m’ennuyais de ce feeling de se donner pour faire les plus beaux sentiers et de trouver des roches à mettre en valeur. On peut dire que les choses se passent assez bien. Et croyez moi, ce n’est pas toujours évident de se faire un déjeuner à 10 dans une petite cuisine ou d’essayer de se garder une tasse de café pour soi! Je l’ai déjà dit, mais il faut s’aimer en ta… pour faire ce boulot. C’est clair que ce n’est pas avec tout le monde que le courant va passer de la même manière. Et c’est correct, c’est humain. Ce qui est dur est de ne pas miner l’équipe par ses émotions ou les choses qui nous arrivent. Mettons qu’on doit faire preuve d’une grande tolérance et résilience, et ce, même si on est fatigué.

Maxime qui reste son travail avec la roche « zéro gravité » de 25 pieds et plus de hauteur à Portneuf.

Car, après le travail, on est encore ensemble à jaser de toutes sortes de choses. Au fil du temps, j’emmagasine plein d’informations sur les camions, les scies à chaîne, le bûchage, les pelles mécaniques, la science de l’ajustement des fourches et suspensions (merci, Mathieu Roy!) et j’en passe! C’est également sans oublier les discussions sur les bikes, les vidéos qui passent sur le net, la coupe du monde de descente et les événements Redbull et Crankworks! Bref, on n’a pas le temps de s’ennuyer! Et ce qui est cool, ce sont les amitiés qui se créent et se retrouvent. Les rides en vélo après le travail sont des moments privilégiés pour forger cet esprit d’équipe. D’aller visiter la grotte à St-Casimir et de sauter dans la rivière aussi!

28 juin 2018

Et c’est à partir de cet instant précis que tout va se chambouler… Hier, le jeudi 28 juin, je suis parti en me demandant si j’étais en train de faire mes adieux à l’équipe. Pour faire une histoire courte, j’habite l’Estrie et j’ai besoin d’être sur place pour mes enfants. Je suis en attente d’un projet qui tarde à démarrer (Owl’s Head). En attendant que ça débouche, je dois mettre du pain sur la table et trouver du boulot. C’était bizarre de dire « Bye » aux gars. En dedans de moi, je souhaite que cela soit juste un « Au revoir ». Au moins, il y aura eu ces bons moments dans des environnements que j’aime avec des amis que j’aime aussi. En plus, je trouve que la saison venait juste de commencer et je n’ai pas envie d’arrêter ça là.

La piste de jumps de Portneuf. Une belle réalisation.

29 juin 2018

On est le vendredi 29 juin. Je suis de retour chez moi à Magog en train d’écrire. Je vais aller chercher mon bike au bike shop et ma fille au camp de jour. Y fait chaud, on va aller se baigner. La semaine prochaine, on prend du temps en famille et on va aller à Bras du Nord faire du vélo et de la randonnée. Il y a quelques endroits que j’ai envie de leur montrer! Depuis le temps que je leur parle de la Vallée, il est bien temps que je les amène visiter ce joyau de notre province.

Violette et Marc Aurele qui en profite pour se rafraîchir à la chute Delaney pendant les vacances.

Et, peu importe ce qui m’arrive, je vais en tirer le meilleur. S’il y a moins de Râteau, il y aura plus de Vélo et de Stylo! Et pis rien ne m’empêche d’aller construire près de chez moi et de contribuer à agrandir l’offre de sentiers!

À bientôt! J’m’en vais me baigner!

Note de l’auteur: À partir du mois d’août, je vous ferez de courts textes sur ce qui se passe dans mes sorties de vélo et projets de toutes sortes. Ça sera une sorte de journal pas trop intime! D’ici là, on se croisera sûrement sur un vélo!

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Je vous aime fort! Merci d’être là et de me supporter!

Et rappelez vous: les roches ont toujours raison!

Sébastien Boismenu

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