C’est en partageant une table en tant qu’exposant au Festival de films de vélo de montagne à Montréal en mars 2018, j’ai eu l’occasion de rencontrer Samuel Bolduc-Dion, l’instigateur de « Projet trails ». En quelques instants, la glace s’est brisée, et les conversations se sont installées comme si on se connaissait depuis un bon moment. Plus il me parlait de son projet de financement participatif, plus mes pupilles se dilataient et mon cerveau était sérieusement interpellé. Bref, je n’ai pas d’autres choix que d’écrire un texte là-dessus!
Qui donc est Samuel Bolduc-Dion?
Originaire de Drummondville, la ville la plus excitante du Québec pour sa topographie, Samuel est un électromécanicien de 22 ans. Dès l’âge de 6 ans, il touche au BMX de course et migre, à l’adolescence, vers le vélo de montagne. Les roches et les racines ont tôt fait de le subjuguer au plaisir du vélo de montagne et depuis, il ne peut s’en passer! De son passage à Drummondville, il a arpenté en long et en large la piste de BMX de niveau national et a participé à la construction de la « Trail à Claude », la seule piste de vélo de montagne de la ville.
C’est dans le cadre d’un boulot à Québec qu’il entre en contact avec la gang de LB Cycle. Il poursuivra son apprentissage et développera ses techniques de construction de sentier avec eux. Je crois que ça vaut la peine de le mentionner, mais les gens de LB Cycle comptent parmi les « rideurs » les plus dynamiques, motivés et engagés de la province. LB Cycle œuvre principalement aux Sentiers Du Moulin, à Lac Beauport, dans la région de Québec. On leur reconnaît des merveilles de sentiers comme la LB1 et la LB2.

Les origines de Projet Trails
Par un beau matin de janvier 2018, Samuel se réveille avec une franche envie d’aller enfourcher son vélo et d’aller construire une piste de vélo. Mauvais timing, c’est l’hiver ! Et au Québec, on ne construit pas l’hiver. Plutôt que de ronger son frein en attendant le printemps, Samuel se creuse la tête pour trouver comment il pourrait aider la communauté du vélo de montagne. Bien entendu, sa copine Noémie Cloutier est à ses côtés pour l’épauler et lui donner son avis.
Pour Samuel, la problématique de l’argent et du financement des sentiers de vélo est au centre des préoccupations. Selon lui, il est rare que l’on arrive à savoir combien coûte la construction d’un sentier, où va l’argent et dans quoi il est investi. En plus, au Québec, l’argent est tabou. Un souci de transparence l’anime. Son entreprise « Projet Trails », à la fibre farouchement communautaire, vise à récolter des fonds pour ensuite les remettre à des organismes de sentiers.
L’objectif de « Projet Trails »
De manière très large, l’objectif de « Projet Trails » est d’unifier la communauté de vélo de montagne. Il désire réunir sous la bannière de « Projet trails » les donateurs, les entreprises et les centres de sentier. Cela a du sens, car tous ces acteurs du milieu sont interreliés. Autant en profiter pour utiliser la force du nombre afin d’augmenter la quantité et la qualité des sentiers de vélo.
La première phase de l’entreprise vise à mettre en place un site web transactionnel qui recueillera les dons pour les organisations de sentier. En échange d’un don en argent, les donateurs auront accès à des rabais auprès des entreprises qui gravitent autour du vélo de montagne telles que : S4 Suspensions, Cycles Tomahawk et Lama Cycles, entre autres. De la marchandise aux couleurs de « Projet Trails » est également disponible. Pour la saison 2018, Samuel a bel et bien l’intention d’aller se promener dans les festivals et événements de vélo de montagne pour faire connaître le projet.

Quelques collectes de fonds sont présentement en cours avec les organisations de vélo suivantes : LB Cycla, Sentier de l’abbaye d’Oka et de Ste-Marie de Beauce.
Du côté de « Râteau Vélo stylo », nous avons joint nos forces et 3$ par livre vendu par le site web seront redonnés à la communauté.
Au-delà de construire des sentiers, le vélo de montagne est une industrie en pleine explosion. C’est devenu un moteur économique et non plus un sport de bums comme aux débuts du sport dans les années 80! C’est pour cette raison qu’avoir une offre de qualité, en termes de destination touristique, est une avenue intéressante à emprunter pour le futur du vélo de montagne. Cela contribuera à solidifier l’offre de sentier et à en assurer la pérennité.
Espérons que le Québec grandira et se développera, à petite et à grande échelle, aux côtés du vélo de montagne. Les gens en sortiront gagnants.
Sur ce, bon vélo! Je m’en retourne à la Vallée Bras du Nord finir des projets en cours et manger quelques sandwichs aux mouches!
Sébastien Boismenu
https://www.facebook.com/projettrails/

