105e journée du mois de janvier….grrrr!

Alors que la saison de glisse achève et tente désespérément de s’accrocher, de son côté, la saison de vélo se dessine à l’horizon à la même vitesse que l’arrivée du printemps. C’est-à-dire très lentement! Il fait encore froid et le proverbe : « En avril, ne te découvre pas d’un fil » est de mise.

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Après « Winter is coming », voilà : « Winter is staying! ». C’est pas parce qu’on rit que c’est drôle!

As‑tu passé un bel hiver?

Avez-vous aimé l’hiver 2018? Pour ma part, je peux dire que c’était bien parti pour avoir beaucoup de neige, et j’en ai profité amplement pour le temps que ça a duré. Disons que le redoux qui a duré trois semaines est venu ralentir mes ardeurs! Pour la qualité de la neige, le mois de février est de loin mon préféré. Et là, j’ai trouvé que c’était un peu dans le genre « coït interrompu »! Bon, au mois de mars, la neige est revenue. Une chance! J’en ai profité pour aller faire mon tour au Saguenay pour tester les conditions et je n’ai pas été déçu! Il y a plein de beaux terrains à découvrir au Mont Édouard et au Valinouet. Je vous dis ça comme ça! J’ai eu droit à de purs moments de bonheur en famille. Et puis, ma fille et mon gars qui expérimentent 60 cm de poudreuse fraîchement tombée, c’est magique! On jubilait tous les trois sur les pistes.

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La famille en snowboard!
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Le légendaire doigt d’honneur à Violette lors de son premier contact avec la poudreuse! Ça chialait pas mal !

 

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Violette dans la 3b au Mont Edouard. Une chance qu’on n’a pas commencé par celle-là! À midi, elle était brûlée et ne voulait plus s’en aller!

Écrire un livre

Bref, j’écris depuis l’adolescence sur toutes sortes de sujets. Au cégep, et à l’université, j’ai écrit pour le journal étudiant. J’y relatais des histoires teintées de paranoïa tirées de « 1984 » de George Orwell avec des personnages inventés (ou pas) et de nombreuses critiques de spectacles. Ben quoi, il fallait bien trouver un moyen pour aller voir des concerts gratuitement!

Encore aujourd’hui, j’écris. C’est mon échappatoire et ça me connecte avec ce que j’aime. Quand j’ai commencé le blogue à l’été 2015, j’avais le goût d’écrire sur un sujet qui me passionne, que j’aime et qui est assez positif. Les sentiers de vélos et le vélo de montagne pour ne pas les nommer. Ça faisait du bien de changer de discours tel que : « la société, c’est de la marde pis que les gouvernements ne vont rien y changer, ou encore que Big Brother est bien vivant ». D’ailleurs, on l’a vu dans un Dunkin Donuts avec Elvis!

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J’ai alors profité de ce redoux non désiré pour mettre en livre les textes du blogue. Écrire un livre est un processus assez laborieux et introspectif. Je me dis : « une chance que les textes étaient déjà écrits! » On a beau dire qu’il n’y a juste qu’à corriger et mettre en page, mais j’ai dû passer sur chaque texte un bon 5 ou 6 fois. Gros travail, et je suis bien fier du résultat. Un sentiment de réalisation assez intense m’habite depuis la sortie du recueil de textes. J’espère que vous serez assez braves de vous en procurer un!

Festival de films de vélos de montagne

D’ordinaire, à partir de la mi‑mars, une certaine fébrilité m’anime. La planche à neige m’interpelle moins, et mon vélo revient de chez le docteur Vélo. Un changement de saison amène un changement de sport. Le désir de retrouver le bois, les amis de sentiers et mon vélo se manifeste. Et pourtant, il y a encore de la neige; elle devra fondre et il faudra attendre que ça sèche avant de pouvoir rouler, au risque d’endommager les sentiers pour la saison à venir. Ceux en argile sont les plus fragiles. Patience, bonnes gens! Vous avez les fourmis dans les jambes? Faites quelques heures de voiture vers le sud et vous aurez de quoi rouler! Au Québec, ça commence au mois de mai.

Pour vous dire franchement, j’attendais avec impatience la 3e édition du Festival de films de vélo de montagne. C’était la 3e année pour Montréal et la première pour Québec et le Lac St‑Jean. Félicitations, Francis Laporte, c’était complet partout! Beau travail! C’était une belle occasion de se remettre dans le bain et d’avoir hâte à la saison qui s’en vient! De plus, on a pu y récolter 1 400 $ qui seront redistribués à des organismes de construction et d’entretien de sentiers de vélos. « What goes around, comes around », comme on dit. J’aime cette manière de faire.

En 2017, j’y étais allé en tant que spectateur et je m’étais dit que j’y retournerais en tant qu’exposant pour promouvoir mon blogue. Ce que je ne savais pas, c’est que j’aurais un livre, des savons et des autocollants à vous montrer! Il fait bon sortir du cadre du « gars qui a écrit un livre » pour aller rencontrer les gens et échanger avec eux. C’était important pour moi d’aller me nourrir à la source, de jaser du blogue et d’en connaître un peu plus sur vous. J’ai été surpris qu’autant de gens me connaissent et me suivent. J’ai évidemment fait de belles rencontres, créé de nouveaux contacts et ainsi de suite. Je vous ai trouvé gentils, passionnés et allumés par votre sport. Je me dis qu’avec des gens comme vous, le vélo de montagne va se maintenir en santé encore pour un bon bout de temps.

Crédit photo: Karine Brouillard
Sébastien en grande discussion au Festival de film de vélo de montagne à Montréal.

Quand ton blogue se nomme « Râteau Vélo Stylo », c’est bien pratique de se promener avec un râteau dans les mains. Ça fait réagir les gens et ça attire l’attention. De mon côté, sa présence me manquait. Juste de le sentir dans mes mains, de le tourner d’un bord ou de l’autre, et l’envie de me sculpter un berme se pointait le bout du nez! On a beau vouloir sortir le « trailbuilder » de la forêt, il demeure un « trailbuilder ». Au travers des visionnements des films, j’analyse des éléments techniques et je me demande comment ça a été construit et comment je le construirais. L’aménagiste en profite pour laisser aller son imagination, trouver de la nouveauté ou encore aller trouver quelque chose qu’il a toujours eu envie de faire. Je rêve d’intégrer des wagons et de vieilles carcasses de voitures ou de camions aux pistes de sauts en terre battue. Également, j’aimerais construire des pistes de descente dans des pays aux paysages époustouflants, comme dans les Alpes, en Suisse par exemple. Pourquoi ne pas rêver un brin? Bref, ce fut une bien belle soirée en bonne compagnie.

Le Pulaski d’or

Cette année également, le « Pulaski d’or » était à l’honneur. Ce trophée est remis à un aménagiste qui se démarque dans la construction de sentiers ou par son implication dans le milieu du vélo de montagne. Pour 2017, le récipiendaire est monsieur Denis Dolbec, créateur des sentiers du Banc de sable à Métabetchouan et du Mont Lac Vert au Lac St‑Jean. Un homme de 65 ans, véritable force de la nature et une machine de sentier comme il s’en fait peu. Bravo Monsieur Dolbec pour votre beau travail! Je vous souhaite encore de construire de beaux sentiers pendant longtemps.

Crédit:Festival de films de vélo de montagne
à gauche: Francis Laporte, organisateur du festival de films de vélo de montagne. À droite: Denis Dolbec, récipiendaire du Pulaski d’or 2017. Bravo M. Dolbec!

Les films présentés au Festival :

« The Moment »: documentaire sur les débuts du vélo de montagne

« Motive » de Coastal Crew

Plusieurs courts métrages du Québec

« Ephek » par Vincent Girard

Mathieu Grandmaitre et Simon Jodoin (Stingshadow media)

Film de Sentiers Boréals tourné à New Richmond par Simon Drouin

« Partymaster » tour par the Rise (Belle gang de crinqués!)

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La porte vers la 4e dimension? La brèche qui sépare l’art de la vie? Peut m’importe, je plonge sans hésiter! C’est mieux que rien, en attendant le printemps!

Connaître la suite

Et puis, quoi de neuf pour 2018? Des attentes? Des projets? Oui, tout plein pour faire changement! Non, on n’ira pas au boulot pour se reposer. J’ai très hâte de replonger dans cet univers bien singulier de la construction de sentiers. Mes chums de trails me manquent et j’ai hâte de les retrouver. Si l’hiver peut finir de finir!

J’espère encore et toujours y donner le meilleur de moi‑même, écrire plein de textes qui vous donneront le goût de me suivre, apprendre de nouvelles choses et communiquer ma passion et mes connaissances. L’année 2018 va bouger en grand, je le sens! Alors, je vais aller faire un tour dans mon armoire de rangement pour mettre une couche imperméabilisante sur mes bottes et faire le tour de mes kits de pluie et de mes vêtements de sentiers. Juste question de partir en même temps que le train.

Bonne vélo. Bonne construction! On se croise bientôt dans les sentiers.

Sébastien Boismenu

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