J’ai envie de vous résumer les sept premières semaines de notre saison de trailbuilding de 2017. Pour moi, la saison a débuté la 2e semaine de mai. J’ai pris le luxe de prendre une semaine de vacances entre le resto et les sentiers. Juste question de recharger les batteries, de faire une cassure entre les deux emplois et de passer du temps avec mes enfants avant d’attaquer la saison de sentiers. L’appel du bois s’est fait sentir encore une fois, et j’y ai répondu avec enthousiasme. Un besoin de nouvelles aventures, de développer de nouvelles compétences et de sortir de ma zone de confort se profilait à l’horizon.

Franchement, je suis content de retrouver Max, Jérome et Junior puisque nous avions déjà travaillé ensemble : Jérome et Max à la saison 2013 et le contrat à Gaspé en 2015, et Junior, le contrat à Gaspé en 2015 seulement. Et je suis content d’apprendre à connaître Guillaume et Mathieu. J’aime bien l’ambiance dans l’équipe, c’est sympathique et sans prétention. C’est un trip de gang dans le bois. Chacun a ses forces et ses faiblesses, et il faut qu’on arrive à composer avec tout ça pour que notre ouvrage soit irréprochable.

Notre travail est éreintant et le lendemain arrive rapidement. Trop rapidement! Les conditions météorologiques sont difficiles : il faut composer avec la pluie, le froid, la chaleur, l’humidité, la neige (à Bras du Nord, un matin au début mai, il neigeait!). Ajoutez à cela les mouches de toutes sortes et le travail physique, marcher de grandes distances avec les outils, souffler les sentiers et les sorties d’eau pour enlever les feuilles accumulées de l’automne, transporter de la roche ou de la terre à la chaudière, amener en 4 roues des calvettes de 20 pieds de long, transporter du bois pour faire des ponts (des planches de scierie brutes en pruche bien pesantes 2 x 6, 4 x 4, 6 x 6) dans des chemins pas nécessairement accueillants et à la surface de roulement irrégulière.


Bon, pendant que nos gentils collègues se faisaient dévorer par les mouches, Junior et moi sommes allés à Matane.
Au club de vélo Eolien de Matane nous attendait leur plus vieux sentier, L’Eole, long de 1,25km, qui était envahi par les racines. Il fallait le rendre agréable à rouler de nouveau et y intégrer une section « flowtrail » avec rollers et berms. Les deux premières journées se sont déroulées sans anicroche. Nous avions avec nous deux bénévoles du Club de vélo qui ont été d’une aide précieuse. J’ai bien aimé cette occasion de former et de transmettre mes connaissances. On oublie souvent qu’après la construction de sentiers vient leur entretien. Et nous ne pouvons pas toujours être là! De là l’importance que les gens en place puissent mettre la main à la pâte et s’acquitter des tâches telles que le soufflage des feuilles et des sorties d’eau, le bûchage en tout genre et les réparations mineures des sentiers. Un sentier de vélo, ça change au cours des saisons selon le nombre d’utilisateurs et les précipitations.


Le lendemain, on est repartis avec le même état d’esprit et on a construit un beau pont de 16 pieds de long. Le résultat est très joli! Le soir Émilie, ma chum de Rimouski, est venue faire un tour à Matane pour prendre une bière avec nous. C’était bien agréable de la voir. C’est toujours agréable d’avoir de la visite des amis quand on est à l’extérieur. C’est agréable aussi quand c’est les blondes, les enfants et les amis des autres gars de l’équipe qui viennent faire leur tour. Ça change la dynamique et les idées. Ça fait du bien d’inclure d’autres personnes qui nous sont chères dans notre aventure de trailbuilder. Fa que, venez donc faire votre tour! On est accueillants et on connaît des bonnes micro-brasseries!
Sherbrooke
Après cinq semaines sur la route, il fait bon de se retrouver à Sherbrooke et de pouvoir voir les enfants plus souvent. Quoique mon ado n’est pas souvent là! Je me reprends avec ma fille qui, elle, n’a pas le choix de rester avec son père! Elle fait pitié, c’est effrayant! C’est le fun aussi de rentrer chez soi le soir et de se retrouver dans ses affaires!
Bon, revenons à notre travail! À Sherbrooke, nous avons retravaillé une section complète du sentier « Balazie » en y ajoutant quelques berms de notre cru! Belle job mon Junior! C’était facile de faire la finition de tes berms! Beaucoup de matériel pour travailler et du beau travail de mise en forme du berm de ta part! On est allés aussi retaper la montée de la « Léandre » et agrémenter de quelques berms « l’épingle ». On a croisé bien du monde cette semaine‑là. Les compliments et les encouragements surgissaient de toutes parts et, ça fait du bien de les entendre! C’est le crémage sur le gâteau!

De mon bord, j’essaie de nourrir le blogue le plus souvent possible. C’est plus facile de faire un petit post sur Facebook tous les jours que d’écrire un article plus long. Celui‑ci n’est pas publié qu’il faut que je commence le prochain! Ça sera une entrevue avec mon collègue Junior Belleville!
Tout ça pour vous dire que le temps passe trop vite à mon goût. Il est déjà 22 h et mes yeux picotent de fatigue et j’en suis encore à écrire. Bientôt, Morphée va venir me réclamer pour la nuit. Il y a plein de choses qui bougent pour le blogue. J’ai un ami illustrateur qui est en train de me faire du matériel promotionnel. J’ai bien hâte de vous montrer tout ça!

À bientôt!
Sébastien Boismenu
