Quelques nouvelles brèves en ce début de saison

Doux printemps, tu n’arrives pas assez vite…

On arrive à ce stade de l’année où les stations de ski sont fermées et la neige fond. Si vous aimez la neige, vous êtes probablement triste. Moi, j’aime ça la neige! J’hésite toujours à déclarer ma saison de snowboard terminée. Sauf que, quand je vois la pluie et la température chaude arriver, il faut que je me rende à l’évidence :  c’est le printemps et tout va fondre. Snif! Snif! Il me faut une porte de sortie et vite! Je vais enfourcher mon vélo de montagne et rider le sentier comme un malade! L’envie devient aussi forte qu’une pulsion chez un junkie ou presque! J’ai besoin de mon fix de bois et d’adrénaline!

Malheureusement, je me résonne et je sais qu’il y a une période entre les deux saisons qui va s’amorcer et où rider n’est pas une bonne idée et durant laquelle je devrai prendre mon mal en patience. Pourquoi? Parce qu’il faut que ça sèche! Que toute la neige et l’eau s’en aillent si on veut avoir des sentiers qui traversent les années. Alors, il faut patienter même si c’est tentant de juste y aller en douce en se disant : « C’est juste moi, ça paraîtra pas. » Hélas non, car si l’on additionne toutes les personnes qui se disent ça, on va arriver à cette constatation : la trail est défoncée et il faut la réparer.

Juste à titre d’information, construire un sentier coûte environ entre 15 000 $ et 20 000 $ du kilomètre…Si vous voulez absolument rider, laissez un chèque dans la boîte de perception.

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Tu as envie de salir ton beau bécyk dans cette belle gadoue? Vraiment?

Ben non, ce n’est pas de même que ça marche! Ce n’est pas parce que vous payez des droits d’accès ou que vous participez aux corvées que ça vous exonère de respecter la fermeture des sentiers. C’est juste une question de respect envers les autres usagers et de gros bon sens. De plus, c’est nettement moins frustrant pour les trailbuilders. C’est bien plus le fun de construire de nouvelles pistes que de retaper celles qui en ont besoin.

Loin de moi l’idée de faire la morale ou de taper sur les doigts des gens. C’est juste de se rappeler qu’il y a des comportements à adopter si on veut un réseau de sentiers qui dure dans le temps. Et que si, chaque printemps, il faut répéter la même chose, c’est qu’il y a des personnes qui vont quand même rider alors que les sentiers sont fermés. Et c’est fâchant!

C’est mon opinion et je la partage. Dans une semaine, maximum deux, ça va être sec.

Festival de films de vélos de montagne

Bon, ceci étant dit, je me suis pointé au Festival de films de vélo de montagne le 7 avril à Montréal. Ce fut une très belle soirée! J’ai beaucoup apprécié de me replonger dans cet univers de vélo de montagne, de côtoyer d’autres passionnés, comme moi, de ce merveilleux sport et de rencontrer plein de nouvelles personnes. Au total, 500 personnes se sont présentées pour visionner 27 films dont 15 furent réalisés au Québec! Et boire 864 pintes de bière! Ce n’est pas rien! Les têtes de Pioches de Sutton ont ramassé 1 200 $ pour leur projet de vélo de montagne! C’est cool! J’ai hâte de voir la suite de ce projet! On va en reparler très bientôt! C’est toujours agréable d’avoir des news de ce qui se passe en vélo au Québec, de savoir que le Chic‑Chac de Murdochville continue de construire des pistes de vélos de montagne, que le projet de parc à Bromont prend forme et bien d’autres choses encore!

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Bien du monde à ce Festival de films de vélos de montagne!

J’ai apprécié de voir les films réalisés au Québec, dans ma cour arrière, à Bras du nord et Bromont pour ne nommer que ceux‑là. C’est toujours rigolo de reconnaître les riders dans les films! Ou encore de reconnaître des endroits (la Boréale à Bras du nord) où on a construit et qui se retrouvent dans un film! Ça me fait un petit velours, mais je ne m’attarde pas à ça car, comme le dit l’ami Jean Di Ferran, dans la vidéo de Bromont : « Ma piste préférée est celle sur laquelle je suis en train de travailler.» Pour ma part, j’ai envie d’être fier de ce que je construis. J’ai envie d’apprendre, de corriger mes erreurs et de développer mon style de sentiers.

Je fais une suggestion…Ça serait bien que quelqu’un (pas moi!) ait le goût d’organiser une soirée où le vélo de montagne et prendre une bière soient un prétexte pour permettre aux gens de jaser et de se rencontrer en dehors des évènements ou de la saison. Si ça existe déjà, faites‑moi signe! Car, j’ai trouvé que j’ai manqué de temps pour voir et parler avec les gens!

Parenthèse

Le vélo de montagne va tellement plus loin que le vélo de montagne! De plus en plus, il faudra considérer le vélo de montagne comme une activité sportive qui apporte une contribution économique significative à l’industrie touristique. Car, avec une offre de vélo de montagne, les gens viennent et dépensent pour la bouffe, la bière, l’hébergement, l’essence, les souvenirs, etc…Ça fait vivre les communautés locales, crée des emplois et garde le cash de ce côté‑ci de la frontière…Et pis, on a vraiment de beaux endroits pour pratiquer notre sport préféré au Québec! Et pis, vous savez quoi? Une gang de trippeux avec une passion commune, ça ne peut pas être plate!

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Le sentier, comme la vie se construit une roche, un pas à la fois.

Le Pulaski d’or

Ah! Le fameux Pulaski d’or! C’est un trophée qui est remis à un collègue trailbuilder pour l’ensemble de son œuvre. C’est Jean Di Ferran, alias le pirate de Bromont, qui n’aime pas être sur la sellette, qui a reçu cet honneur. Il n’en reste pas moins que ce personnage mérite amplement cette reconnaissance. Rarement, j’ai vu une personne aussi dédiée à son ouvrage. Si l’on pouvait extraire l’essence du trailbuilding, Jean Di Ferran en ferait partie c’est certain! Pour lui, pas de compromis! Juste donner le meilleur de lui‑même pour construire les plus belles pistes possible. Si vous avez roulé la Angmar, Mordor, Hummus, Chaton bicolore à Bromont, vous savez que vous avez devant vous du travail de haute qualité. Si ce n’est pas le cas, allez vous trouver un ami pour aller les rouler! Vous allez comprendre!

Ouaip! Bel hommage ce Pulaski d’or! C’est une bonne idée de récompenser le travail des trailbuilders! Parce que sans nous, tsé, ben, il n’y en a pas de trails!

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Vu que je n’ai pas trouvé de photos du vrai trophée, voici un exemplaire du pulaski!

 Parlant de récompense…

Sur place, vous avez peut-être remarqué la présence de Knolly Bikes de Vancouver et de son représentant, Alain Lampron. De fichues belles machines s’offraient à nos yeux : l’Endorphin et le Warden! Et bien, Knolly Bikes offre bien plus! En effet, ils ont créé un programme de récompense pour le travail de trailbuilders! Tiens donc!

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L’Endorphin de Knolly Bikes. Belle bête!

Ce programme est la première étape d’un engagement plus global pour la reconnaissance du travail du trailbuilder. Cela s’adresse à deux catégories de trailbuilders : les « héros locaux » qui font leurs projets un peu dans l’ombre et les trailbuilders qui oeuvrent au sein d’associations de sentiers reconnues. En gros, les trailbuilders choisis sont parrainés par Knolly Bikes et ont accès à des pro‑deal sur des vélos et de l’équipement! Avouez que c’est cool! Si vous avez quelqu’un en tête qui mériterait une belle reconnaissance, suivez le lien pour plus d’infos!

https://www.knollybikes.com/builder

 

Pétition pour bloquer le projet Northern Pass au mont Hereford

Extrait de http://sos-hereford.org/

SOS mont Hereford : Un paysage sous tension

« Dans le cadre du projet Northern Pass qui prévoit l’exportation d’électricité aux États‑Unis, Hydro‑Québec a l’intention de faire passer une ligne aérienne à haute tension en plein cœur du mont Hereford et de sa forêt, une zone de conservation reconnue au sud du Québec.

La forêt communautaire Hereford, une aire protégée, a été créée grâce au don de la famille Tillotson. Il s’agit du plus grand don écologique de l’histoire du Québec.

En plus de fragmenter les milieux naturels et de détruire le paysage, ce projet créerait un important précédent, décourageant les dons écologiques en terres privées. »

SVP, allez signer la pétition et ainsi signifier que vous êtes contre ce projet d’Hydro‑Québec. On a vraiment le don de faire les choses tout croche dans notre province…Dites‑moi pas que c’est ça la société distincte…

Le dossier est à suivre

D’autres nouvelles en vrac avant de se quitter…

Mécano de vélo

Pour un service de mécano hors pair et super sympathique, contactez Guillaume St‑Louis chez Atelier Vélo Mobile 450-522-3015.

Il vient de rentrer d’un périple de trois semaines en Nouvelle‑Zélande alors qu’il réparait les bécanes de Damien Oton, Théo Galy et Stu Dickson de l’équipe De Vinci Global Racing aux Enduro World Series en Vélo de montagne.

Vous pouvez le trouver sur Facebook également.

https://www.facebook.com/ateliervelomobile/?fref=ts

atelier vélo mobile

 

Bike skills.ca

Pour parfaire vos habiletés et apprendre de nouvelles choses en vélo de montagne, c’est www.bikeskills.ca et Ian Hughes qu’il vous faut contacter! Une expérience mémorable qui m’a permis de prendre de la confiance dans mon riding! J’y retourne cette année! On y rencontre plein de gens super gentils aussi qui sont devenus des amis depuis! Si vous voulez lire le résumé de mon expérience, suivez le lien

https://unesaisoncommetrailbuilder.wordpress.com/2016/06/07/les-choses-importantes-de-la-vie/

Besoin d’aide!

Je suis à la recherche de quelqu’un qui pourrait m’aider dans la promotion du blogue et de la page Facebook. Si vous connaissez quelqu’un qui est à l’aise avec ce genre de chose, contactez‑moi!

Bon, that’s it, that’s all folks! On patiente encore un peu pis on se recroise sur les sentiers pour se raconter nos bons coups? Si vous nous croisez, amenez donc un râteau et une p’tite frette pour la fin de journée! Je commence à Bras du Nord et ce sera ma 2e maison pour une partie de la saison!

Likez, partagez en masse!

À plus!

Sébastien Boismenu

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